L'écrivain
Ecrire...                                                                                                                                                                 Ecrire, dans certains cas,  peut permettre à des gens qui ont fini leur croissance de continuer à grandir...                                                                                                                                         Youenn Guillanton                                                                                                                                             

Le chapeau de mon grand-père

Edition : Yoran Embanner 

Parution : juin 2017

Synopsis :


Entre épopée familiale et reconquête d'une identité bretonne presque perdue, Youenn Guillanton nous livre de façon romanesque l'histoire d'une famille bretonne originaire du Morbihan. 

Si l'auteur est bien ancré dans le vingt-et-unième siècle, ses références au passé ne sont là que pour mieux comprendre le présent. A l'image des migrations massives de populations vers les capitales du monde entier, ce témoignage est celui d'une famille qui n'a pas réussi à devenir citadine et encore moins Parisienne, car d'abord et avant tout : bretonne !

Si l'un des premiers textes de cet ouvrage s'intitule : « Fenêtre sur le monde », c'est parce que ce livre est un regard porté sur autrui. Une observation qui emmène l'auteur au delà de nos frontières.


L'humain est l'interrogation première de ce récit, car avant même de se préoccuper de culture ou de politique, il y a l'individu face à lui même, à ses choix. L'autre idée importante est celle de liberté, de vivre et de penser, tel un individu majeur et responsable, qui est en droit d'attendre du monde qui l'entoure considération et courtoisie... De même, la poésie, la musique et l'art au sens large accompagnent cette narration, en y ajoutant de la profondeur, de la sensibilité, pour ne pas dire de la gravité. L'humour n'est pourtant jamais très loin, peut-être pour mieux mettre en relief ces questions existentielles récurrentes, qui donne une teneur très sérieuse à l'ouvrage.

C'est alors que la notion de racines apparaît, telle une nécessité aussi impérative qu'absolue, dans un monde où tout semble échapper à l'auteur, avec le sentiment même qu'il en est peut-être ainsi depuis la nuit des temps.L'exil prolongé, puis le contact avec d'autres déracinés a forgé un état d'esprit et le sentiment d'appartenir à une diaspora, une communauté distincte de celle qui domine. La quête de l'auteur pour son identité, et ses racines, deviendra progressivement un leitmotiv. Dans un premier temps on pourrait croire à une certaine nostalgie. Mais en définitive, la prise en compte de son histoire, individuelle, familiale et collective, orientera l'auteur jusque dans sa vie professionnelle et artistique. Le retour au pays s'inscrira dans ce cheminement, tel un premier choix que l'on fait avant même de savoir ce que l'on va devenir. L'aboutissement de cette réflexion sera d'une part l'apprentissage de la langue ancestrale qu'est le breton, puis une prise de conscience politique, à l'image de celle que connaissent les peuples ayant une identité spécifique. L'auteur cite à ce titre le cas de l'Algérie, ancien département français.

Cette conscience politique et culturelle sera largement étayée par de nombreux voyages, lectures, conférences, auquel s'ajoute un cursus universitaire confortant ses convictions.Enfin, la conclusion de cette observation du monde est pleine de compassion. Ce qui en ressort, c'est peut-être une certaine compréhension du genre humain dans sa quête d'absolue. A cet égard, il y a un rapprochement évident avec une forme de spiritualité. Ne sachant ni d'où l'on vient, ni où nous allons, comment pourrions-nous être serein ? Ces états d'âme prolongés, ne sont pas sans rappeler non plus certains aspects du romantisme, dont les poèmes et citations qui introduisent chaque chapitre, en sont souvent la plus flagrante illustration. Au carrefour entre romantisme et spiritualité, la réincarnation est également évoquée.

Cette observation du monde devient donc très humaine et psychologique, en constatant que de plus en plus d'individus perdent leur identité et leur langue maternelle. Les populations occultant leur bagage culturel, ne sont pas garanties d'accéder à la culture dominante, c'est à dire à celle qui remplit le ventre en donnant du travail.Les cultures ne sont pas qu'un simple supplément d'âme, elles sont le cœur et le corps de nos sociétés, dans un monde où au delà de toute considération, l'argent a pris une importance beaucoup trop importante. Cet ouvrage se termine par une citation de Jim Morisson : « The west is the best » comme quoi racines, cultures dites traditionnelles et romantisme peuvent avoir quelque chose en commun avec la musique rock...

Gwez war dosennoù

Edition : Skol Vreizh

Parution : novembre 2006

Le mot de l'éditeur :

Youenn Guillanton* a écrit des chansons au jour le jour, avant de penser en faire un livre. Sous sa plume s'entremêlent poésies et chansons, rédigées à la manière d'un journal de bord. Youenn Guillanton est le spectateur du monde tel qu'il va (les gens, la nature, les pays, la Bretagne). Il nous donne à connaître avec sensibilité ses rêves et sa vision du monde. C'est tout simplement une symphonie vouée à la vie.

Kaner anezhañ, Youenn Guillanton*, en deus skrivet da ganañ, araok soñjal sevel ul levr. Deizlevr ur barzh eo danvez al levr-mañ : e hunvreoù, ar vuhez, an dud, an natur, ar bed, bro Vreizh... kizidik ma 'z eo ouzh peb tra a wel hag a sant. Gouestliñ a ra e sinfonienn d'ar vuhez. 

Lecture de 3 poèmes par Kristian BRISSON :

  1. Ene ar ganevedenn
  2. Ao Doue Selaouit ar re baourañ !
  3. The Doors

Actualité autour des livres

Rencontre et Dédicace

à la Librairie Le Failler 

17 février 2018

Un après-midi sympathique, de jolies rencontres.

Merci à la Librairie LE FAILLER de m'avoir accueilli, ainsi qu'à vous d'être passé !